dimanche 13 novembre 2011

APPEL AUPRÈS DE NOS RESPONSABLES POLITIQUES

1/ À vous entendre, la seule explication qui qualifie la faiblesse chronique de nos PME serait d’ordre financier, les banques refusant comme toujours d’intervenir et de supporter les moyennes entreprises.

Ne pensez-vous pas que cette affirmation soit un peu simple pour décrire la réalité ? Nous vous rappelons que «  l’argent « est un moyen » et toute demande de financement doit être justifiée reposant sur un projet et objectifs précis.

Depuis 40 ans vous avez laissé s’installer une vue comptable de l’entreprise, plus spécialement ce prisme utilisé pour les PME/TPE.

Vous avez par là même oublié les fondamentaux qui déterminent l’entreprise :
  • La personnalité du Chef d’entreprise
  • Le personnel qui la compose
  • La connaissance de son environnement
  • L’aspect marketing du produit ou du service
  • La nécessité d’avoir un réseau de distribution lorsque l’entreprise fabrique et vend des produits
  • La communication, indispensable quelle que soit sa forme, et dans certains cas l’export.
Tous ces aspects sont présents et peuvent en cas d’oubli poser des problèmes qui deviendront vite financiers.

2/ Nous avons vu depuis des décennies les différents gouvernements donner uniquement la priorité aux Grands Groupes indispensables, certes, mais pas au point d’abandonner les autres entreprises moyennes par leur taille, aujourd’hui pour la plupart sous traitantes et à la merci des donneurs d’ordres.

Il eût fallu donner des axes stratégiques prioritaires pour éviter une désindustrialisation rapide et excessive, au lieu de cela, vous avez ouvert largement la porte aux entreprises de services, pensant qu’elles pourraient compenser l’emploi, abandonnant ainsi le secteur industriel…

La suite, nous la connaissons : 3.000.000 d’entreprises dont 1.800.000 sans emploi.
PEUT –ON LES QUALIFIER D’ENTREPRISES ???
  • 900.000 avec moins de 9 salariés,
  • 220.000 de 10 à 250 employés,
  • 90.000 seulement exportent.
La moyenne d’emplois 30, avec un CA d’environ de 3.500.000 euros, voilà le résultat aujourd’hui de cette politique !

3/ Comment se comparer à l’Allemagne avec un réseau de PME de 250 à 500 personnes et 50 millions de CA par entreprise ? Chaque PME dispose de ressources humaines suffisantes pour répondre aux différents besoins de l’entreprise.

Nos PME n’auraient-elles pas avant tout, un problème d’organisation et donc de gouvernance ?

Vous êtes au pouvoir National ou Régional : quelles sont les directions stratégiques données pour que nos entreprises puissent se développer avec un minimum de chances, soit en Europe, soit à l’étranger ?
Encore faudrait –il connaître leur nombre, leur spécialité….
  • N’y a-t-il pas de différence entre l’entreprise sous traitante et celle qui fabrique et distribue ses propres produits ?
  • Quelles sont celles qui exportent ? 
  • Quelles sont leurs difficultés ?
  • Pourquoi certaines d’entre elles n’exportent pas ?
  • N’y a-t-il pas une différence entre les entreprises de services aux entreprises et celles aux services de la personne ?
Bien sûr, chacun doit être traité en fonction de ses besoins et c’est possible !

Ne doit-on pas recenser les entreprises pour savoir celles qui fabriquent et vendent leurs productions afin de connaître leurs besoins réels et de les faire accompagner par de vrais professionnels ?

Le recours à des experts extérieurs coûte cher, la France utilise des conseillers à hauteur de 18%, l’Angleterre 60% et les USA 80%.

Comment peut-on penser qu’une entreprise de 30 personnes peut avoir un service d’intelligence économique ?

Nos entreprises sont trop petites….. OUI et alors ? 

Où sont les textes de loi qui pourraient permettre de se rassembler en dehors du GIE ?

Pour cela, il faut avoir une vision globale pour demain….. Où est notre vision autre que financière ?

4 ) Un pays c’est comme pour les hommes, il faut lui donner un but à atteindre pour le bien de Tous , il faut l’accompagner autrement que par des promesses ou des paroles !

Vous parlez de désindustrialisation de la France mais laquelle ? L’industrie d’hier ou celle de demain ?

Vous parlez sans cesse d’innovation… C’est bien, mais lorsque l’on parle de Start Up, il n’y a plus personne !

Nous aimerions vous accorder notre confiance, pour autant, vous devriez vous entendre pour une fois au niveau National et Régional, pour nous proposer enfin une « politique globale » en faveur des Star Up, des TPE, et de nos PME.

Nous perdons chaque mois des milliards d’euros au niveau de notre balance du commerce extérieur, quand serez-vous enfin décidés à arrêter cette hémorragie qui pénalise l’avenir de notre pays et dont vous êtes seuls responsables par manque de lucidité et de courage ?

Claude MARIE
Président du Réseau APERE

Soignez votre patrimoine immatériel

Les actifs immatériels prennent de plus en plus d’importance dans les grands groupes. Les PME sont elles aussi concernées et doivent prendre conscience de ces nouveaux enjeux, pour leur développement et en cas de transmission.

Les crises font partie du cycle économique normal et à celle-ci succèdera aussi une reprise. Les limites d’un système trop financiarisé et tourné vers les profits à court terme ont été mis en évidence. Les fondamentaux d’une autre croissance sont à construire en intégrant mieux les exigences de long terme de l’économie réelle. Il est important pour les PME de s’y préparer car leur réactivité de frégate légère est leur principal atout face à des concurrents plus « paquebots ».

Au-delà des résultats financiers

Les récentes études montrent que la valeur des grands groupes ne repose plus uniquement sur leurs actifs tangibles ou leurs résultats financiers présents mais sur leur capacité future à générer du résultat. Cette capacité future résulte des investissements présents dans des actifs immatériels. L’aspect crucial de cet immatériel devient évident quand on sait, par exemple, que 70% de la valeur boursière de Coca-Cola en dépend. Et cela concerne également les PME. Parler de l’immatériel conduit à aborder un sujet très concret pour les entreprises. Les éléments constitutifs du capital immatériel – le capital humain, les marques, les systèmes d’information, les relations avec les fournisseurs ou les clients – font partie intégrante des fondamentaux d’une entreprise et contribuent à la génération de ses flux financiers futurs.

Plusieurs constatations : les actifs immatériels occupent une grande partie des rapports annuels des groupes ; l‘Etat vient de se doter d’une Agence chargée de recenser et de valoriser le patrimoine immatériel de l’Etat ; et le Conseil supérieur de l’Ordre des experts-comptables a pris l’initiative de créer un référentiel des valeurs immatérielles identifiables dans les PME. Il en recense douze catégories accompagnées d’indicateurs modulables en fonction de la taille de l’entreprise.
Formaliser les actifs immatériels dans une stratégie d’entreprise

La question n’est donc pas tant pour les PME de disposer d’actifs immatériels mais bien de les formaliser dans une stratégie de l’entreprise, d’en évaluer rationnellement la valeur et de communiquer intelligiblement dessus. Concrètement, cela nécessite initialement une prise de conscience des dirigeants sur cette dimension inexplorée et ses enjeux. Ensuite, il importe de recenser exhaustivement les éléments constitutifs déjà présents du capital immatériel. 

Un regard extérieur pour initier le processus 

A cette étape, un regard extérieur permet de relativiser les appréciations. Enfin, une stratégie d’investissement à moyen terme doit être initiée comme pour tout actif matériel. Il pourra être utile d’impliquer à ce stade son expert-comptable afin de permettre une prise en compte de ces investissements dans les documents financiers de l'entreprise.

Michel Dubois-Coutant, Associé OnsenConseil
mdc@onsen.fr
06 07 01 38 54



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